Page 2 - Plan Retorno a Clases
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Volet 1 : les spécificités du cycle des apprentissages
fondamentaux (cycle 2)
Apprendre à l’école, c’est interroger le monde. C’est aussi acquérir des langages spécifiques,
acquisitions pour lesquelles le simple fait de grandir ne suffit pas. Le cycle 2 couvre la période
du CP au CE2, offrant ainsi la durée et la cohérence nécessaires pour des apprentissages
progressifs et exigeants. Au cycle 2, tous les enseignements interrogent le monde. La maîtrise
des langages, et notamment de la langue française, est centrale.
Au cycle 2, l’acquisition des savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter, respecter
autrui) est la priorité.
L’enseignement doit être particulièrement structuré et explicite. Il s’agit de donner du sens aux
apprentissages mais il faut aussi les envisager dans leur progressivité. Les enfants qui arrivent
au cycle 2 sont très différents entre eux. Ils ont grandi et ont appris dans des contextes
familiaux et scolaires divers qui influencent fortement les apprentissages et leur rythme. La
classe s’organise donc autour de reprises constantes des connaissances en cours
d’acquisition et d’une différenciation des apprentissages. Il s’agit aussi de prendre en compte
les besoins éducatifs particuliers de certains élèves (élèves allophones nouvellement arrivés,
en situation de handicap, éprouvant des difficultés importantes à entrer dans l’écrit, entrant
nouvellement à l’école, etc.) qui nécessitent des aménagements pédagogiques appropriés.
Au cycle 2, le sens et l’automatisation se construisent simultanément.
La compréhension est indispensable à l’élaboration de savoirs solides que les élèves pourront
réinvestir et l’automatisation de certains savoir-faire est le moyen de libérer des ressources
cognitives pour qu’ils puissent accéder à des opérations plus élaborées et à la compréhension.
Tous les enseignements sont concernés. En mathématiques par exemple, comprendre les
différentes opérations est indispensable à l’élaboration de ces savoirs que les élèves
réinvestissent. En parallèle, des connaissances immédiatement disponibles (comme les
résultats des tables de multiplication) améliorent considérablement les capacités de « calcul
intelligent », où les élèves comprennent ce qu’ils font et pourquoi ils le font. En questionnement
du monde, la construction des repères temporels répond à la même logique : leur
compréhension liée à un apprentissage explicite permet progressivement de les utiliser
spontanément.
Au cycle 2, la langue française constitue l’objet d’apprentissage central.
La construction de l’automatisation et du sens constitue deux dimensions nécessaires à la
maîtrise de la langue. La maîtrise de l’ensemble des correspondances graphèmes-phonèmes,
qui va des lettres ou groupes de lettres vers les sons et réciproquement, est un enjeu essentiel
de l’apprentissage du français. La lecture fluide, qui doit être acquise au CP, est la condition
indispensable à la bonne compréhension des textes. Le travail de lecture est constamment
mené en lien avec l’écriture et progressivement avec le vocabulaire, la grammaire et
l’orthographe.
La langue est un outil au service de tous les apprentissages. La polyvalence des professeurs
permet de favoriser les croisements entre les domaines d’enseignement, avec des retours
réguliers sur les apprentissages fondamentaux. Elle permet d’élaborer des projets où les
élèves s’emparent de la langue française comme outil de communication, d’abord à l’oral puis
à l’écrit, avec de véritables destinataires, en rendant compte de visites, d'expériences, de
recherches.
Au cycle 2, on articule le concret et l’abstrait.
Observer et agir, manipuler, expérimenter, toutes ces activités mènent à la représentation,
qu’elle soit analogique (dessins, images, schématisations) ou symbolique, abstraite (nombres,
concepts).
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